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L'ULM n'est pas seulement une classe d'aéronefs définie par des limites réglementaires, c'est bien plus que cela :
Alors ? Qu'attendez-vous ?
L’ULM, qu’est-ce ?
L'ULM est un aéronef motorisé qui satisfait aux conditions suivantes :
La charge maximale au décollage est de 300 kg pour les monoplaces et de 450 kg pour les biplaces ou 472,5 kg si celui-ci est équipé d’un parachute balistique.
La vitesse minimum de vol est inférieure ou égale à 65 km/h.
La puissance maximale du moteur est de 61 cv pour les monoplaces et de 82 cv pour les biplaces, sauf exceptions dans certaines classes.
Il existe 5 catégories d'ULM
Avec un parc de plus de 12 000 appareils (contre 400 il y 25 ans), l’ULM représente une place importante dans l’aviation de loisir française sur les 19 000 appareils toutes activités confondues.
La Fédération Française de Planeur Ultra-Léger Motorisé (FFPLUM) a reçu délégation du Ministère des Transports (Direction Générale de l’Aviation Civile) et du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative pour encadrer et fédérer cette activité.
La FFPLUM comptait fin 2008 plus de 15 000 licenciés dont un peu plus de 500 en Bourgogne.
AVION ou ULM ?
On désigne par Avion, les aéronefs certifiés par la DGAC. Par opposition, les ULM en France nécessitent une identification et leur suivi technique est de la responsabilité du propriétaire et du fabricant qui est seul garant du dossier technique déclaratif déposé auprès de l'administration. (Identification = système déclaratif, Immatriculation = certification)
Ni mieux ni moin bien, la philosophie des deux catégories est différente et correspond à un usage différent. Le monde de l'ULM est marqué par deux points importants : une grande liberté, et une hyper responsabilisation du pilote. Le premier point fait son succès, le second fait ses risques ! Cette liberté particulière est un des principaux avantages de l'aviation ULM qui a dépassé à elle seule le nombre de pilotes brevetés de toutes les autres catégories de pilotes de l’aviation légère.
Pour autant, d'un point de vue statistique, la pratique de l'ULM ne s'avère pas plus dangereuse que l'aviation légère certifiée. Les dernières statistiques sur 2004 à 2007 démontrent que le niveau de sécurité des ULM est aujourd'hui supérieur à celui des autres catégories d'aviation de loisir, avec 3 incidents pour 100 000 heures de vols.
Les ULM, de par leur légèreté, leur simplicité et leur faible vitesse de décrochage, n'ont pas plus d'accidents que les avions, et un atterrissage en campagne est souvent sans conséquence, ce qui n'est pas forcément le cas en avion.
L’ULM est souvent moins coûteux. Le coût d'heure de vol allant de 70 à 115 € contre 100 à 200 € pour l'avion, cela explique également que la moyenne annuelle d'heures de vol des pilotes est de 2 à 3 fois plus importante en ULM qu'en avion. L'utilisation des terrains ULM est généralement gratuite alors que beaucoup d'aérodromes et d'aéroports ont des taxes d'atterrissage.
Enfin, le principal intérêt de l’ULM en France réside dans le fait qu’il n’est pas obligé d’utiliser uniquement les aérodromes, mais peut aussi se « poser en campagne » et utiliser des plates-formes permanentes (arrêté préfectoral) ou occasionnelles (accord du propriétaire et information préalable du maire).
Le brevet ULM est acquis à vie
Il ne se renouvelle pas, il n’y a pas de minimum d'heures de vol imposé, de qualification montagne, ni de certificat médical aéronautique. C'est au pilote d'estimer ses capacités.
Limités à deux places, les ULM nécessitent néanmoins une qualification d'emport passager. Elle se passe après le brevet ULM, et dans chacune des classes d'ULM. Cette qualification est apposée sur le brevet, et fait l'objet d'un perfectionnement du pilotage et d'un apprentissage de la gestion d'un passager. C'est un point très instructif de l'ULM : en effet combien de pilotes avion apprennent à gérer un ou des passagers ? Pourtant, croyez-moi, la présence d'une personne à bord peut être source de déconcentration ou de stress.
FORMATION
Tout comme pour l’avion, la délivrance du brevet ULM est accordée par la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile). Mais la formation est différente, plus légère et plus rapide pour l'ULM. L'examen théorique est plus court (mais pas forcément plus facile). Un pilote avion ayant une licence de Brevet de Base, PPL ou CPL a automatiquement l'équivalence du théorique ULM, mais pas réciproquement.
Pour obtenir le brevet de pilote ULM, quelle que soit la classe concernée, il faut :
Le coût d’une formation varie de 1000 € à 3000 € selon la classe d’ULM choisie !
Aide à la formation des pilotes de 15 à 25 ans (conditions FFPLUM en 2008)
Des aides supplémentaires peuvent être attribuées aux jeunes par le Comité Régional et les Comités Départementaux et le club.